TRIAIRE Harmony, gendarme adjoint volontaire, 22 ans, 6 ans dans le rugby (1 année en cadettes avec l’ASBH, 1 année en séniors à XV avec l’ASBH, 2 ans à XII avec Montélimar, 1 an à VII avec le RC Cruas et un retour à l’ASBH en 2010).

1 – Pourquoi avoir choisi le rugby comme sport ?
J’ai connu le rugby grâce aux stages que l’on faisait en primaire : les classes rugby. Cela ne durait qu’une semaine par an mais à ce moment là, je me sentais vraiment dans mon élément. Un vrai p’tit gars qui courait partout et plaquait tout ce qui bougeait ! Ce n’est pas pour autant que j’ai commencé le rugby. J’ai fait 10 ans d’athlétisme avant, puis mon club a connu des soucis et c’est naturellement que je me suis dirigée vers le rugby. J’ai d’abord participé à une journée découverte et j’ai sauté le pas en rejoignant les cadettes de l’ASBH.
2 – Quels sont les 3 mots qui, pour toi, définissent le mieux le rugby ? Et pourquoi ?
La cohésion, parce que sans cette notion on ne peut pas gagner. Le rugby c’est un vrai sport d’équipe !
Le respect : Le respect de l’équipe d’en face, des supporters, de l’arbitre… J’adore cette ambiance qui se dégage pendant un match. Tout le monde se respecte même après une bagarre générale !! Pas comme au foot quoi.
L’humilité, car dans la victoire on sait rester modeste. Il faut toujours se remettre en question en se disant qu’on peut toujours mieux faire.
3 – Comment tes proches ont-ils pris (et respecté ou non) ton choix de jouer au rugby ?
Mon père a toujours su que j’aimais le rugby et je dois dire qu’il a été plutôt content quand j’ai voulu commencer. Avant chaque match, j’ai droit à ces quelques mots « Analyse, réflexion, percussion ma fille ! ». Ma mère ça a été tout autre chose ! Elle a posé ses conditions. Premièrement, elle ne m’amènerait pas dans les magasins pour acheter mon équipement, deuxièmement elle ne viendrait pas me voir jouer et troisièmement, en accord avec mon père, si je me blessais grièvement, ça serait l’arrêt total du rugby. Au final, n’ayant pas le permis de conduire à mes débuts, elle m’a amené dans les magasins de sport, elle est devenue l’une de mes 1ères supportrices le dimanche et suite à 2 K-O, elle continue quand même à tolérer que je joue ! Quand à mon chéri, il a toujours respecté ce choix, c’est même devenu mon coach perso quand le besoin s’en fait sentir.
3 – Pour certains, le rugby ne serait pas un sport pour les filles. Que leur réponds-tu ?
Rien ! S’ils pensent ça, ce n’est pas moi qui les ferais changer d’avis. Moi je sais ce que les filles valent sur un terrain. On donne un sacré spectacle à chaque match. On a autant le droit (que les hommes) d’être là. Ce genre de propos, je les entends aussi dans mon boulot. La gendarmerie c’est un boulot d’hommes ! Alors au final je me dis qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Qu’ils viennent nous voir évoluer avant de juger. Si le rugby n’étais pas un sport de nanas, expliquez-moi comment cela se fait que nous soyons l’équipe qui porte le plus haut les couleurs de l’ASBH ?
5 – Tu es passée par plusieurs équipes, qu’est-ce que chacune d’entre elle t’a apporté ?
Béziers a été ma 1ère équipe à 7 en cadettes. Ce fut l’année de la découverte. J’ai vraiment su que je voulais continuer ce sport. Puis l’année en séniors a été éprouvante, par le changement de niveau. C’est aussi là que j’ai vu ce qu’était vraiment le terme « esprit d’équipe » que se soit dans la victoire ou la défaite. A Montélimar et Cruas ça a été différent. Changement de décors, de boulot, plus petit niveau mais très grande famille ! On a été championne sud-est et on a fait le championnat de FRANCE à 7 la dernière année !! Chacune m’a aidé à progresser et m’a apporté de fabuleux souvenirs.
6 – Les sélections en équipe de France militaire, ça représente quoi pour toi ?
Beaucoup de fierté. Je vais peut-être paraître ridicule mais la 1ère fois que j’ai chanté la marseillaise avant un match, j’en avais les larmes aux yeux. On a une double pression sur les épaules. Celle du match bien sûr, mais celle également de représenter notre unité dignement. On représente la France de deux manières. En jouant et en étant militaires !
7 – Tu évolues au poste d’ailière, envisages-tu de pouvoir un jour évoluer ailleurs ?
Le poste d’ailière c’était vraiment parfait à mes débuts. J’arrivais tout droit de l’athlétisme, donc j’avais énormément de vitesse. N’y connaissant rien aux règles, on me demandait juste d’attraper le ballon et d’aller marquer ! Maintenant j’avoue que le poste de centre me plairait bien, beaucoup même ! Un peu plus de ballon, de contact, de technique… Et moins de temps à attendre entre chaque action ☺ !
8 – Aurais-tu une petite anecdote/un bon moment à raconter sur l’un des moments qui t’a le plus marqué ?
C’était durant ma 1ère année en séniors avec Béziers. Je ne me souviens plus de quelle équipe c’était, mais je me souviens juste que c’était un gros déplacement. J’étais alors en terminale et je préparais mon Bac, dans le bus, pendant les déplacements. Pas évident ! Ce jour là, je me suis retrouvée arbitre de touche, et un peu oubliée de l’autre côté du terrain. J’étais vraiment énervée d’avoir fait le déplacement pour rien malgré la tonne de devoirs qui m’attendait. Et c’est alors qu’à 5 minutes de la fin, on a pensé à moi ! Je ne sais plus comment mais je sais juste que l’équipe d’en face a tombé le ballon, j’ai tapé dedans, j’ai couru après, je l’ai ramassé et j’ai marqué. C’est pas vraiment l’action qui m’a marqué. C’est surtout quand toutes les filles de l’équipe m’ont sauté dessus en me félicitant. On avait gagné ! Et en même temps j’avais gagné le respect de l’équipe.
10 – Ton mot/ta phrase de la fin
Team Bargeots



moi non plus je ne me souviens pas de cette équipe!
Harmony tu à le poste le plus populaire dans une équipe, en plus tu est performante!
Concernant Wanda c’est un signe le manque de mémoire il est temps de faire ton jubilé!!!!
C’est beau ce que tu racontes là Harmony je suis surpris de te voir là après que je t’ai emmerdé la nuit au téléphone ;o)
un indice corg 07 .